L'amélioration de la gestion de l'énergie et de l'efficacité énergétique est avantageuse parce qu'elle apporte des bénéfices à la fois multiples et importants. Un premier intérêt à améliorer la gestion de l'énergie et l'efficacité énergétique réside dans les avantages économiques qu'elles procurent. Elles peuvent dans un premier temps, permettre de réduire les dépenses associées à la consommation d'énergie. Toutefois, en augmentant leur efficacité énergétique, les organisations qu'elles soient des entreprises, des institutions ou des industries, améliorent également leur productivité. Ces améliorations non seulement peuvent rapporter des dividendes à court terme, mais elles permettent également aux organisations de mieux faire face à la hausse des coûts de l'énergie et à la volatilité des prix de l'énergie.

De plus, dans le contexte des efforts des pays sur les changements climatiques et dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), l'amélioration de la gestion de l'énergie et de l'efficacité énergétique constitue une pierre angulaire. En effet, les réductions des émissions de GES sont étroitement associées avec la réduction de la consommation d'énergie et l'amélioration de l'efficacité énergétique. Les résultats positifs des améliorations pourront se mesurer de deux façons, soit dans une réduction absolue du volume des émissions de GES ou soit, dans le fléchissement de la croissance de ces émissions.
 


 
Type Avantages (directs et potentiels) Retombées
Économique Bénéfices pour l'organisation Court terme
Ajustement structurel favorable pour contrer les effets de la volatilité ou des hausses du coût de l'énergie (électricité, gaz naturel, mazout, essence etc.) De court à long terme
Environnemental Réduction des émissions polluantes De court à moyen terme
Réduction des émissions de GES De court à moyen terme
Crédits d'émission (si applicable) Long terme

Il est important de se rappeler que la consommation d'énergie constitue une préoccupation en matière de politique depuis les années 1970. À l'époque, par suite des crises du pétrole de 1973 et de 1979, les gouvernements ont pris des mesures pour promouvoir l'économie d'énergie et l'utilisation de sources d'énergie renouvelable1. Vers la fin des années 1980, des citoyens, des organismes et des pouvoirs publics du monde entier ont commencé à craindre que les émissions de GES provenant de la combustion des combustibles fossiles, comme la houille, le mazout et le gaz naturel, ne contribuent au changement climatique.

1Office de l'efficacité énergétique du Canada (OEÉ)