Chaque jour, nous entendons parler davantage des changements climatiques et du réchauffement de la planète. Le bouleversement du climat planétaire signifie une myriade de phénomènes météorologiques qui diffèrent d'une région à l'autre du globe. En raison de sa vitesse, ce réchauffement modifie violemment les écosystèmes et notre capacité à nous y adapter adéquatement.

Pour les régions septentrionales, dont le Canada et le Québec font partie, les conséquences de ces phénomènes peuvent être considérables pour les écosystèmes mais aussi pour la vie de tous les jours. Un éventuel réchauffement planétaire causé par un accroissement de l'effet de serre amènerait des bouleversements significatifs sur les plans économique, physique, biologique et social. La tempête de verglas de 1998, les inondations du Saguenay de 1996, les sécheresses et l'intensification des smogs urbains représentent quelques exemples de ces phénomènes qui pourraient être reliés aux changements climatiques.

Les conséquences de ces phénomènes climatiques nous affectent directement. Non seulement elles ont des répercussions sur la santé de la population mais elles menacent également la sécurité publique en détruisant les infrastructures que sont les réseaux d'approvisionnement, de communication et de transport. En fait, les bouleversements climatiques modifient radicalement les écosystèmes avec une rapidité sans précédent.

Pour ces motifs, le phénomène des changements climatiques est considéré par la communauté internationale comme un des principaux enjeux environnementaux du 21e siècle. Les efforts proposés pour seulement réduire la croissance des émissions anthropiques sont colossaux. Pour ce faire, certaines technologies ou pratiques " bon marché " mais pas nécessairement productives ou environnementales, devront être modifiées sinon remplacées.

En 1992, le Canada a signé et ratifié la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, en vertu de laquelle le Canada et d'autres pays ont convenu de prendre des mesures pour stabiliser avant l'an 2000 les émissions de GES aux niveaux de 1990. En 1995, les ministres de l'énergie et de l'environnement des gouvernements fédéral et provinciaux ont approuvé le Programme national d'action sur le changement climatique. La promotion de l'efficacité énergétique dans tous les secteurs de l'économie constitue un élément clé de la stratégie sur laquelle il repose.

En décembre 1997, à la Troisième Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui a eu lieu à Kyoto, au Japon, les pays participants ont convenu de réduire les émissions de GES par rapport aux niveaux de 1990 au cours de la période comprise entre 2008 et 2012. Le Canada s'est engagé à réduire ses émissions de 6 p. 100.

Pour en savoir plus sur les municipalités et les questions d'énergie :

Gouvernement du Québec

Gouvernement du Canada

CONVENTION-CADRE DES NATIONS UNIES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES